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Ce numéro sera peut-être considéré encore une fois par certains comme trop « politique », pas suffisamment « distrayant ». Il est vrai qu’on a pris l’habitude d’acheter le journal pour savoir où on va sortir, ce qu’on peut acheter ou voir. Pourtant, il nous a paru encore une fois important de traiter de sujets qui peuvent paraître à certains « politiques », je les considère personnellement comme d’une actualité prioritaire. Ne voulant à aucun prix risquer de vivre des événements qui limiteraient la passion de la découverte, de l’échange et du partage, je préfère paraître politique et rétro plutôt que distrayante et dans l’air du temps… de l’information qui fait plaisir.
Je reste persuader qu’à notre époque, la réflexion est plus que jamais indispensable pour sauvegarder une certaine qualité de vie culturelle, qu’elle est un exercice de l’esprit indissociable du bonheur et qu’elle est la seule garante de l’évolution humaine vers une société de bien être.La nation remise en question. Les Kurdes luttent pour le droit à une nation-état, alors que la Turquie estime que la nation-état turque est indivisible. En Belgique, en plein coeur de l’Europe, on parle de crise politique qui pourrait aboutir à une scission possible de deux communautés qui avait pourtant conclu en 1815, de partager leur destin. L’explosion de la Yougoslavie, nation-état pour un temps, continue de déstabiliser et les Balkans sont ainsi, encore agités par de prétendus besoins d’identité qui ressemblent fort à des luttes de pouvoir politique. Le Kosovo réclame le droit à une nation-état composée d’une communauté linguistiquement homogène, la Serbie estime, quant à elle, qu’elle est indivisible et que la région du Kosovo constitue une partie de son patrimoine culturel. L’Ex-République Yougoslave de Macédoine, déjà minée par des luttes interculturelles entre slavophones et albanophones, se voit réprimandée par une Grèce qui accepte mal l’utilisation de noms qu’elle considère comme appartenant exclusivement à son patrimoine historique; Grèce, qui elle-même, n’a pourtant, jamais cessé d’appeler Istanbul, Constantinople, et n’a jamais vraiment cessé de considérer cette ville comme une partie de son patrimoine historique et culturel. En outre, l’arrivée massive de populations étrangères en Grèce, contribuant pourtant à l’évolution économique du pays, est loin d’être acceptée par un peuple traditionnellement très fier de son passé alors que la Suisse, modèle de compromis, vote en masse pour le parti nationaliste. Tout ceci dans un climat de guerre énergétique, de mondialisation et de dégradation de l’environnement planétaire. L’heure est donc, plus que jamais à la discussion, à la réflexion et à la nécessité de s’informer pour ne pas faire, demain, le choix de l’indifférence. L’heure est, plus que jamais, à se questionner sur ce que font nos politiciens pour créer de meilleures relations internationales. Se soucient-t-ils, entre autres, de mieux servir l’éducation qui est prise en otage depuis des décennies pour servir un système basé sur la concurrence et la consommation ? Une éducation qui enseignerait les vraies raisons des deux dernières guerres pour apprendre à construire la paix en servant un modèle plus respectueux des besoins de tous ? La réflexion sur les objectifs de la communauté humaine, est inexistante. On se contente de croire qu’une société de consommation satisfait tout le monde car elle flatte l’individu et lui fait croire à une jouissance artificielle. Cependant, alors qu’on se soucie de distraire pour vendre et soutenir une économie de jeux financiers et politiques, les problèmes s’accumulent, les retraites sont remises en cause, la durée de vie diminue, l’environnement se dégrade, les jeunes flirtent avec la violence, le nationalisme simpliste, vieux procédé pour conjurer les peurs de perdre des privilèges, gagne du terrain. Promenades forestières :
Nous avions programmé au début de l’été que notre prochain supplément serait consacré aux parcs naturels grecs. Je n’aurais jamais imaginé qu’en rentrant de vacances j’aurai à suivre les épisodes incendiaires forestiers les plus importants que la Grèce ait connus. Ce fut d’autant plus difficile qu’il a fallu entendre tous les commentaires hystériques des télévisions privées incapables de retransmettre dans l’analyse. Ayant décidé de suivre la campagne électorale auprès du parti écologique grec, je pus constater que les attendrissements des chaînes télévisées (cela n’a pas été une surprise) n’avait rien à voir avec le réveil des consciences écologistes de nos médias. En effet, malgré les nombreuses requêtes du parti des Ecologistes Verts, aucune chaîne n’a accepté de diffuser un spot publicitaire ; aucun débat ne s’est fait en présence d’un représentant des écologistes alors que Monsieur Papathémelis et son tout jeune parti politique, qui n’avait pourtant rien à dire, a participé à un bon nombre de débats. Heureusement, la morale est sauve politique citadins, sur un point, le parti des Ecologistes arrive avant le parti de la Renaissance Démocratique et termine sixième parti politique grec. Sur ce et spécialement pour nous les citadins, n’oublions pas de nous promener en forêts; c’est la meilleure manière de montrer qu’on veut vivre avec et que l’écologie n’est pas un sujet de salon.
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